Accueil Rapports d'activités Compte rendu de la rencontre de Bonn en Allemagne 23-24 Avril 2007


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Compte rendu de la rencontre de Bonn en Allemagne 23-24 Avril 2007 PDF Imprimer Envoyer
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Vendredi, 23 Avril 2010 01:25

Présent à Bonn (Allemagne), Le Secrétaire Exécutif du REPAOC, Monsieur Laoual SAYABOU nous livre son compte rendu sur la :CONSULTATION DES SOCIETES CIVILES EUROPEENNES ET AFRICAINES SUR LES FUTURES STRATEGIES UE-UA organisée par le European Centre for Development Policy Management (ECDPM).

L’Union Européenne (UE) et l’Union Africaine (UA) s’apprêtent à définir et à signer une stratégie conjointe euro-africaine dans quelques semaines à Lisbonne en Espagne. Et cette initiative est née de la critique des acteurs de la société civile du Nord comme du Sud suite à l’adoption en septembre 2005 par l’UE d’une stratégie de l’Union Européenne pour l’Afrique. Cette stratégie a été unilatéralement conçue et élaborée par l’Europe et cela a suscité beaucoup de critiques qui ont finalement fléchi la position de l’UE qui accepte cette fois-ci de reprendre conjointement cette stratégie avec l’Afrique. En effet, les acteurs les plus en vue dans cette nouvelle dynamique sont ceux de la société civile. C’est pourquoi, sur le chemin vers le sommet UE-Afrique de Lisbonne qui va amener au résultat de la stratégie conjointe, les Institutions de l’UE et de l’UA sont en train d’organiser un grand débat public afin de générer des idées et des propositions de la part de plusieurs acteurs étatiques et non. La stratégie devrait être un document auquel les parties prenantes des continents peuvent se référer et qu’elles peuvent soutenir dans leur travail.

LES DIFFERENTS ORDRES DU JOUR ADOPTES :

1- Audition des présidences de l’Union Européenne (Allemagne) et de l’Union Africaine (Ghana) sur l’Etat d’avancement des négociations.

2- Résultats de la consultation Internet- Marie Laure de Bergh- ECDPM et du séminaire de la société civile africaine organisé du 26 au 28 mars à Accra, Ghana.

3- Société civile et stratégie conjointe :
- Le rôle de la société civile dans la préparation de la stratégie conjointe - Mise en œuvre et suivi de la future stratégie conjointe, quelle place pour la société civile ?

4- Contenu de la stratégie conjointe.
- Gouvernance, démocratie et droits humains
- Questions clés du développement
- Commerce et intégration régionale
- Paix et sécurité

5- Vers Lisbonne et au-delà : Présentation des conclusions générales de la conférence

6- Présentation des messages clés de la conférence par les représentants de la société civile aux officiels.

PRINCIPALES DECISIONS

Vision partagée :

• Appel à un partenariat sur pied fondé sur des principes tels que le respect et la responsabilité mutuelle. • Nécessité de se détacher d’une relation UE-Afrique fragmentée et d’adapter les politiques et instruments existants en conséquence. • Participation accrue des acteurs non étatiques, et notamment de la société civile, des administrations locales et du secteur privé, à la formulation, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques grâce à un mécanisme multi acteur structuré. • Renforcer le partenariat UE-Afrique par la création d’alliances au sein des fora mondiaux.

Gouvernance, démocratie et droits humains

• Une appropriation de la gouvernance s’impose, de même qu’un soutien de l’Union européenne à l’égard des initiatives et instruments développés par l’Afrique elle-même. • Un appui doit être apporté aux acteurs de la gouvernance tels que les parlements, les cours de justice et la police, et autres instances ayant des responsabilités en la matière. En raison de leur rôle particulièrement important pour la bonne gouvernance, l’échelon local et la société civile devraient être associés à toutes les initiatives dans ce domaine. • L’attention est attirée sur la violation très répandue des droits de l’homme en Afrique. • La stratégie conjointe offre l’occasion à l’UE d’affermir son soutien aux mécanismes africains de défense des droits de l’homme. • La stratégie conjointe devrait instaurer un cadre pour la discussion ds questions litigieuses telles que le Zimbabwe. • La gouvernance est une notion réciproque dont la bonne gouvernance de l’aide est une composante.

Aspects clés du développement :

• Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) doivent constituer le fondement de la stratégie conjointe. • L’UE doit remplir ses engagements en termes de niveau et d’efficacité de l’aide. • L’Afrique doit bénéficier d’une annulation totale de sa dette. • La réalisation des OMD exige l’égalité d’accès de tous, y compris des groupes vulnérables, aux programmes de développement. L’intégration de la dimension genre doit être également assurée. • Il convient de remédier aux causes profondes du phénomène de migration, et de mieux intégrer des problématiques telles que l’exode des cerveaux, les envois d’argent de l’étranger et le rôle de la diaspora. L’Europe devait assurer la protection des droits des migrants et des réfugiés. • La santé et l »éducation doivent rester prioritaires.

Commerce et intégration régionale :

• L’amélioration de la compétitivité et de la productivité de l’agriculture africaine doit être soutenue, et l’UE devrait donner à sa politique agricole une orientation favorable au développement. • De vives recommandations ont été formulées à propos des APE : intégration de mécanismes de sauvegarde dans les APE et autres accords commerciaux ; octroi d’un traitement préférentiel aux pays en développement ; omission des « questions de Singapour » ; prolongation du calendrier des négociations sur les APE ; réponse positive aux demandes des pays ACP.

• Les contraintes pesant sur le côté de l’offre doivent faire l’objet d’un examen plus approfondi et le partenariat public privé doit être encouragé.

• Le secteur privé pourrait être associé de manière plus structurelle à la formulation et à la mise en œuvre des politiques.

Paix et sécurité :

• Il existe entre le développement et la sécurité un lien étroit qui doit être renforcé dans les agendas respectifs. Les politiques en matière de commerce, de ressources naturelles, etc. . ont également une incidence fondamentale sur les conflits, et toutes les actions de l’UE devraient être sensibles aux conflits.

• Les engagements de l’UE à l’égard de la sécurité sont reconnus, mais une cohérence accrue et un financement davantage prévisible sont réclamés.

• La prévention des conflits et la volonté de remédier à leurs causes profondes devraient être des objectifs prioritaires.

• Le renforcement des capacités de l’Afrique et l’appropriation par celle-ci de la prévention et de la résolution des conflits à travers l’architecture africaine de paix et de sécurité sont une priorité.

• La participation et l’appropriation à l’échelon local par la société civile sont indispensables à la durabilité et à l’efficacité des efforts de paix et de développement.

• Des mesures devraient également être prises en vue de contrôler les armes et de poursuivre les mercenaires.