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Séminaire Aiwatch du 03 au 05 Novembre 2010 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Guy Aho TETE BENISSAN   
Jeudi, 11 Novembre 2010 16:00

SEMINARE AIDWATCH BRUXELLES DU 03 AU 05 NOVEMBRE 2010

Pour la deuxième fois consécutive, le REPAOC a participé au séminaire organisé par CONCORD et son programme AIDWATCH puisque le REPAOC, réseau des plates-formes nationales d’ONG d’Afrique de l’Ouest et du Centre et CONCORD se sont engagés depuis un an déjà à renforcer leurs relations.


DEFINITION DE L’AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT

L’aide publique au développement est un acte de justice sociale à l’échelle internationale relevant de l’intérêt.

L’aide au développement comme moyen de promouvoir une vision du monde fondée sur davantage d’équité, d’action collective, de multilatéralisme.

A partir du moment où il y a des riches et des pauvres, c’est-à-dire de l’inégalité, l’équilibre social implique une redistribution et donc cette redistribution doit passer par un dialogue démocratique et transparente.

Je ne reviendrai pas sur la dimension politique de l’aide car un proverbe bantou dit : la main qui donne est la main qui dirige.

 

RELATION ENTRE CROISSANCE ECONOMIQUE-L’AIDE-REDUCTION DE LA PAUVRETE

Il existe bel et bien une relation entre les trois notions.

Dans une économie en pleine mutation, la croissance surtout celle des pays en développement peut être un élément pour l’élimination de la pauvreté et de la faim.

 

Les pays d’Afrique subsaharienne continuent d’être les plus éloignés de l’OMD relatif à la réduction de la pauvreté en dépit de la reprise de la croissance[1] et d’une baisse marquée de la pauvreté dans un certain nombre de pays.

La croissance peut contribuer à la lutte contre la pauvreté et la faim en engendrant un cercle vertueux permettant de multiplier les opportunités, de créer des emplois, de relever les revenus et d’améliorer les compétences puis stimuler la croissance.

 

Si de nos jours l’Afrique a besoin de 72 milliards de dollar par an pour réaliser les OMD et qu’au même moment cette riche Afrique perd un montant estimatif de 150 milliards par année au cours de l'évasion fiscale et la fuite des capitaux vers les donateurs à travers les sociétés minières internationales et transnationales, on peut affirmer que l’Afrique ne connaitra jamais la croissance effective source du bien être si aucune politique n’est conçue pour promouvoir les investissements.

La lutte contre les inégalités doit être au cœur des politiques inclusives, la réduction des inégalités par des politiques redistributives.